The Darkest Hour (vu le 11 janvier 2012)
L’invasion extra-terrestre. Un sujet super casse gueule qui peut être traité de manière intelligente ou du moins intéressante (Signes, la Guerre des Mondes) ou de manière très très nulle (l’édifiant Skyline).
On a désormais chaque année un film qui raconte notre invasion par ET. En 2010, c’était Skyline, no comment. En 2011, c’était Worl Invasion Battle Los Angeles que votre Wookie a trouvé sympa (et là, ça n’engage que lui vu que ses potes ont trouvé ça plutôt chiant et nul).
Pour 2012, c’est the Darkest Hour qui s’y colle. Une distribution intéressante : Emile Hirsh (découvert dans Speed Racer et dans Into the Wild) et Max Minghella (pour ma part, découvert dans Agora).
La seule originalité du propos : ça se passe à Moscou (en Russie pour les gros ignares…). Mais je vous rassure, on suit l’histoire de petits américains et de petites américaines qui ne rêvent que d’une seule chose, retrouver leur petit sol américain.
Alors, ouais, ce film n’est pas totalement nul. Mais il n’est pas très bien non plus.
Le côté positif, c’est l’invisibilité des méchants aliens. On apprend à avoir peur du moindre souffle de vent, de la moindre lumière qui s’allume. Cela distille une ambiance relativement angoissante dans la première partie du film. C’est aussi très sympa de voir l’action se dérouler à Moscou, ça nous fait découvrir la ville et ses monuments et les effets spéciaux sont assez réussis.
Et comme rien n’est parfait dans ce genre de films, voici que les points négatifs émergent. Je ne vous parlerais même pas de l’affiche du film qui est ringarde au possible (c’est fait exprès ou pas ?).
Tous les ruskovs rencontrés par nos jeunes héros parlent la langue de Shakespeare sans hésitation, qu’ils aient 15 ans ou 60 ans, qu’ils soient ingénieurs ou gros balourds… Les dialogues sont très cons-cons: le héros, en rechargeant son arme tel un GI blasé, nous assène une réalité profonde: « c’est la gueeeerrrrre », le petit groupe de survivants américains n’a qu’une obsession: se rendre à l’ambassade américaine pour rentrer chez eux alors que tout le monde est mort dans la ville… A croire que seuls les américains à Moscou sont les seuls à être indestructibles. Et plein de niaiseries de ce genre. De plus, dès que le mystère est levé et qu’on voit les vilaines bestioles qui nous ont envahis, ben on se rend compte qu’elles font même pas peur et surtout que leur représentation est digne des effets spéciaux d’un téléfilm de série Z.
Bref, un scénario un peu couillon et des aliens loupés dès qu’ils ne sont plus invisibles font perdre de la crédibilité à ce film pop corn qui se voit hélas presque à toutes les en 3D (à moins de vouloir aller au cinéma à la séance de 17h uniquement…).
Voilà mon sentiment résumé en quelques mots: c’est en discutant avec mon copain de cinoche après la séance, devant un bon carpaccio de saumon et une bonne bière brune, que nous avons eu un petit blanc dans notre réflexion… C’était quoi déjà le film qu’on venait de voir ??
The Darkest Hour
Réalisé par Chris Garak
Avec Emile Hirsch, Olivia Thirlby, Max Minghella, Rachael Taylor…
Durée: 1h29
25 janvier 2012 à 17:14
Hahaha, merci de m’avoir fait marrer avec ta super blague au début ! (je te laisse trouver, et non c’est pas le fait que tu croies avoir vu le seul film sur ce thème en 2012 dès le 20 janvier…
).
(sinon, ça l’air aussi pourri que ça en a l’air, ce truc !)
Bizzzzz.
Phil.
25 janvier 2012 à 17:25
Je sais, tu es un grand fan des films de Shyamalan et je suis sûre aussi que tu as adoré la Guerre des Mondes de Spielberg. Je savais que tu t’y reconnaitrais !
Et oui, Philou, je confirme, c’est un film que je te déconseille car il est évident que tu vas le trouver à chier, pourri, nul…
Même si pas aussi nul que Skyline à mon humble avis.
25 janvier 2012 à 17:38
Je pense que c’est pas aussi nul que Signes, non plus !
.
Je vérifierai ça en DVD…
(et en effet j’aime beaucoup la version Spielberg de HGW, en haut de mon tas de DVD à revoir en ce moment).
Là j’attends le début de la séance de Sherlock 2; te dirai après ceque j’en aurai pensé !
25 janvier 2012 à 17:48
J’ai préféré le Sherlock 2 (vu lundi) au premier. Plus vif, plus rigolo et le docteur Watson est énoorme ! Bonne séance !
25 janvier 2012 à 21:35
Oh, ben je vois pas bien comment tu peux mettre un devant l’autre – j’ai trouvé que c’était exactement le même film ! Y’a peut-être un peu moins d’action, mais le scénario est plus intéressant. Les acteurs sont toujours très bons, la réalisation déchire, la scène dans la forêt arrache sa race, c’est drôle et enlevé.
Le premier m’avait pas emballé plus que ça, mais c’était sympa et enlevé, sans prise de tête tout en n’étant pas complètement con. Pareil pour le 2.
25 janvier 2012 à 21:38
Ah, y’a quand même un problème, c’est que ça vient après la seconde saison de la mini-série de la BBC avec Benedict Cumberbatch. Dont j’ai vu le troisième épisode la semaine dernière, et qui est juste ce que j’ai vu de mieux à la télé depuis une éternité.
Et, donc, tout foufou et inventif qu’il soit, Ritchie n’arrive jamais à rivaliser avec cette merveille télévisée, malgré des moyens largement supérieurs. Dommage.
25 janvier 2012 à 22:46
La même chose, reformaté en critique définitive + critique du premier, ici : http://thexphill.free.fr/punbb/viewtopic.php?pid=31461#31461