Captain America vu y’a un mois… 2 fois !
Vous le savez maintenant, en matière de Comics, je suis plutôt une buse. Je n’y connais absolument rien. Moi, les super-héros, c’est intégralement par le cinéma que je les connais. Alors, Captain America, autant vous dire que j’ignorais tout de lui.
C’est donc en Wookie vierge de tout préjugé que je me suis rendue au cinéma. Et c’est également en Wookie toute exaltée qu’à la fin de la séance je me suis jetée sur mon frère tout surpris pour lui crier DISCRETEMENT à l’oreille « j’ai adooooooré, va falloir que je retourne le voir ! ! ! », des étoiles (pas américaines) plein les yeux. Ouais, j’étais super contente et ma foi, j’adore sortir d’une séance de cinéma avec ce sentiment de bien être.
Honnêtement, je pense que c’était pas un sujet super facile à porter à l’écran compte tenu du côté vieillot du personnage et de son côté super patriotique. Heureusement pour nous, certains scénaristes l’ont bien compris, le public est devenu exigeant et il est aujourd’hui nécessaire de donner de l’ampleur et de la profondeur aux personnages, même ceux qui portent capes, collants et masques. Il faut donc dépoussiérer et moderniser ces vieux héros. Et quoi de mieux que de situer l’action… en pleine deuxième guerre mondiale. Cela permet de justifier le côté patriotique et la naïveté du personnage. Et là où le héros aurait pu être un connard fini sûr de sa supériorité et de la suprématie américaine, les scénaristes nous ont livré un héros au cœur pur, plein d’humilité et de sagesse. Je me suis donc attachée (voire identifiée, j’me lance des fleurs…) à ce jeune Steeve plein de bonnes intentions, courageux, tenace et honnête. Mais voilà, être petit, maigrichon, chétif et avoir une santé précaire n’aide pas à sublimer le beau personnage qui se cache dans un corps inadapté. C’est la pugnacité de Steeve et ses demandes frauduleuses à répétition d’incorporation dans l’armée qui le font remarquer par un médecin militaire (fabuleux Stanley Tucci) qui l’enrôle pour participer à un projet top secret de « super soldat ».
J’ai apprécié que le film s’attarde sur l’histoire de Steeve avant transformation, cela nous permet de mieux appréhender la psychologie du
personnage, de son époque et des autres protagonistes de l’histoire. Et finalement, le combat contre le grand méchant passe un peu en second plan et c’est pas sans me déplaire. J’avoue que passer 2 heures à voir 2 mecs super forts se mettre sur la gueule m’aurait vraiment barbée. Ce que j’ai également apprécié, c’est que Steeve n’est pas seul àoccuper l’écran. Il y a sa chérie pas vraiment chérie (Steeve est un garçon innocent), il y a son meilleur pote, ses partenaires (car oui, Steeve n’est pas un solitaire, il aime travailler en équipe), y’a le gentil docteur, Papa Stark, les hommes politiques, le colonel un peu bougon, le méchant, le méchant professeur… Toute une galerie de portraits qui donnent vie et intérêt à une histoire qui finalement est très classique et tirée par les cheveux (Captain America qui se bat contre les méchants nazis… ben oui, c’est gros !).
Donc oui, c’est de la BD, mais ça passe super bien en film.
Niveau effets spéciaux, j’ai l’impression que ceux utilisés dans « Benjamin Buttons » ont été réutilisés avec brio pour illustrer le corps avant transformation de notre héros. C’est bluffant de réalisme.
Les acteurs quant à eux sont impeccables. Chris Evans campe avec justesse et sobriété (et des muscles super jolis à regarder ^^) un Captain America sympathique. Il est entouré d’acteurs convaincants et pas forcément connus du grand public (hormis Tommy Lee Jones) qui lui donnent la réplique avec simplicité. Hugo Weaving campe le grand méchant mais son rôle est écrit de telle manière qu’il n’a pas vraiment l’occasion de bien nous foutre les jetons (il me fait plus peur en Agent Smith dans « Matrix » ou même en Elrond dans le « Seigneur des Anneaux »).
Et bien sûr, ne pas partir avant la toute fin du générique, il y a un teaser sur le film « Advengers » qui sortira l’année prochaine. Je jubile rien qu’à l’idée de l’interaction entre les super héros (notamment Ironman/Thor, ça va faire des étincelles) et il me tarde de voir l’innocent et naïf Captain America se frotter aux mœurs désabusés de notre beau monde des années 2010.
Captain America – first avenger
Réalisé par Joe Johnston
Avec Chris Evans, Haylay Atwell, Tommy Lee Jones, Dominic Cooper, Hugo Weaving, Toby Jones, Stanley Tucci…
Durée: 2h03
16 septembre 2011 à 20:38
On a pas dû voir le même film !
(ici, à la câpitaleu, “Captain America”, c’est une grosse merdasse. Vous en avez de la chance à la campagne d’avoir eu une bonne version du film…)
(ah si, y’a une meuf à gros seins. Et le gag de l’année : “Toc toc, je suis Captain America, le gentil américain qui vient tous vous buter bande de nazis de merde”. “Ok, on vous ouvre”).
16 septembre 2011 à 20:40
M’enfin, j’ai déjà eu du mal à le voir une fois, alors deux… En plus avec un relief qui sert à rien.
(si, à faire ressortir les nichons de Hailey machin)
16 septembre 2011 à 20:43
Mais tellement !!!!!!!!! Mais tellement tout d’accord avec toi que même que si c’est pas français c’que j’dis on s’en tape !!!!!!!!!!!
Voilà. C’est exactement ça. Hormis le passage du train qui m’a fait mal au cœur et où j’me suis dit “purée mais non, c’est trop cliché, c’est pas juste !”, tout le reste m’a semblé fluide et cohérent malgré le fait que ça soit totalement surréaliste. J’ai adoré !
16 septembre 2011 à 20:44
Oups, ne tiens pas compte du message qui suit, c’était une réponse à Phil, of course, tu as validé ton commentaire avant moi !
16 septembre 2011 à 20:46
Bah, j’me doutais que le gentil captain aurait un deuil à accomplir pendant le film, ça lui donne un côté plus dark… Donc j’ai pas été trop surprise.
Et puis, vive le surréalisme quand c’est fait de manière sympa ! Me tarde la sortie DVD !
16 septembre 2011 à 20:43
Franchement, j’aurai été déçue que ça te plaise ! De toute façon, l’histoire en elle même ne pouvait pas te satisfaire, trop simpliste (mine de rien, j’te fais un compliment).
Et puis, nous, à la campagne, on est un peu plus bêtes que ceux de la ville, surtout quand elle est très très grande la ville, alors on aime plus de films que les gens intelligents de la capitaleu !
16 septembre 2011 à 21:13
C’est pas tellement le problème de la simplicité, c’est surtout que c’est trop chiant, long, mal foutu, mal écrit, mal réalisé, avec un relief qui (pour changer !
) sert à rien.
Reste que les acteurs sont bons, y’a un certain second degré qui marche par moment. Comme je disais “chez moi”, c’est pas la grosse bousasse inregardable. C’est juste bourré de défauts.
J’ai largement préféré “Iron Man” (même le 2).
16 septembre 2011 à 21:46
A mon sens, Iron Man reste le meilleur pour le moment !